My Word

Moi...

  • : Lysyan
  • myword

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 17 juin 2008
J'ai envie d'être un super héros aux yeux de quelqu'un... finalement je veux que l'on m'admire. Je veux pouvoir voler, soulever des montagnes, abattre une armée de méchants, jouer les justiciers... avoir un beau costume qui moule mes muscles... j'ai envie d'avoir des muscles... J'aimerais pouvoir voir à travers les murs et à travers les habits féminins... Je voudrais pouvoir faire tellement de choses... Mais ce que je voudrais avant tout c'est être unique, différent spécial.

Pour appartenir à la grande famille des superhéros, il faut selon les spécialistes (oui il existe des spécialistes des superhéros...) avoir trois grandes caractéristiques. La première particularités c'est avoir  un super pouvoir, un objet magique ou un savoir faire particulier... Que serait batman sans son intelligence de détective, Flash sans supervitesse et l'archer vert sans ses talents d'archer. La seconde particularité est de posséder un costume... Ah ces collants moulants... et ses capes au vent... j'en rêve la nuit. Et enfin il faut avoir une double identité... Ce qui finalement est logique sinon le costume ne servirait à rien... Mais bon parfois la schyzophrénie peut guetter... Imaginer Clark Kent partir au dalily planet avec sa veste de travail et ses collants bleus de superman...pas pratique...

En tout cas moi je n'ai rien de tout ça, sauf peut-être un super costume, non pas des collants moulants d'acrobate mais des super chemises roses à fleur... Oui bon je sais dit comme ça, ça peut paraître moche mais en vrai elles sont géniales mes chemises. Je n'ai pas de double identité, et encore moi de super capacités.  Alors si j'en crois les spécialistes je ne serai jamais un superhéros. A moins que par un égo démesuré je modifie la définition du superhéros... et que je l'élargisse à tous ces héros du quotidien qui sauve des vies, lesp ompiers, les ambulanciers, les médecins, les coiffeurs (oui ils sauvent les soirées de tellement de femmes que l'on peut les qualifier de héros...) et j'en passe... Mais pourquoi s'arrêter là...  Souvenons nous de la pub contre le cancer et pour le dépistage d'il y a quelques années, ces héros ordinaires qui combattent la maladie... ce sont aussi des superhéros... Après tout si nous nous référons à la définition des spécialistes, Superman n'est pas un superhéros... il est la véritable identité de Clark Kent et c'est seulement quand il essaye d'être un être humain normal moyen qu'il devient un superhéros. C'est à ce moment là qu'il est déguisé... Qu'il joue un rôle... Et son super pouvoir est alors d'essayer d'êtr normal...difficile. Difficile de séduire la belle Loïs Lane sans sa cape et ses super facultés...

Finalement serais-je un jour le superhéros de quelqu'un? Est-ce que je trouerais ma Loïs Lane? Est-ce que je pourrais par ma présence rassurer quelqu'un? Arriverais-je à garder vive la flamme de ma passion, transformer chaque journée du quotidien en une éternelle nouveauté? Serais-je capable de rendre magique, de rendre super le quotidien de mon couple...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 16 juin 2008
Savez vous que cette année le baccalauréat fête ses 200 ans. Et oui cette institution est bicentenaire. En 1808 quand Napoléon lui donne naissance, ils sont 31 à passer ce terrifiant diplôme et doivent être âgés d'au moins 16 ans et l'examen ne comporte que des épreuves orales portant sur des auteurs grecs et latins, sur la rhétorique, l'histoire, la géographie et la philosophie. Il faudra attendre 1861 pour voir la première femme réussir l'examen. Aujourd'hui les épreuves se sont diversifiées et les candidats aussi... Ils seront plus de 600 000 candidats cette année.

Pourtant, en traversant le temps son importance s'est effilochée, plus nombreux ils seront à le réussir et plus nombreux il s'écraseront avec fracas aux portes des études supérieures. Un diplôme vidé de son sens, de sa saveur, de sa capacité de sélection, est comme une femme sans charme, sans malice sans séduction : lassant, triste et inutile. Protégée par des associations d'étudiants, de professeurs et de parents, le slogan de Monsieur Jospin, plus de 80% d'une classe d'âge en réussite du bac a poussé des générations de politiques à affaiblir petit à petit, consciemment ou inconsciemment le fleuron de l'éducation à la française. Finalement le bac devient un diplôme sans lequel on ne peut pas quitter l'adolescence mais avec lequel on n'est pas sûr de rentrer dans le monde adulte.

Celà fait plus d'une décennie que j'ai passé ce diplôme, à la veille de l'épreuve de philosophie, je ne me souviens plus très bien ce à quoi je pensais. A mon avenir? A ce que j'allais faire une fois mon sésame en poche? Et si j'échouais? Non je ne me rappelle plus très bien., ni les révisions, ni le stress, ni les doutes, ni les peurs et encore moins les certitudes. Quelles étaient mes matière fortes? Est-ce que je commençais déjà à calculer en fonction de ces terribles coefficients multiplicateurs qui changeaient la donne comme les paris dans une partie de poker menteur avec mes connaissances. Fallait-il se préparer à l'oral? Et devais-je sacrifier des épreuves? Non j'avoue que je ne me souviens plus très bien... En revanche je me souviens comme si cétait hier du moment précis pendant lequel le surveillant a distribué les sujets de philosophie. Je me rappelle la porte qui s'est refermé, le bruit des trousses qui s'ouvrent, des stylos, qui se posent sur les tables, les chuchotements des éleves qui se sont peu à peu tus... Et les parfums... oui je me souviens de cet horrible mélange de dizaine de parfums différents. J'ai passé un bac littéraire, dans ma salle de copie, il n'y avait que deux garçons, moi compris, nous devions être une quarantaine. Toutes ces jeunes femmes, tous ces parfums, qui se heurtaient, qui se mélangeaient, qui flottaiet dans les airs... dans la salle où j'allais passer 4H difficile... En vrai je suis sorti bien avant la fin... Je me souviens avoir lu les sujets avec avidité, plus que par peur... et puis j'ai lu et relu et rerelu... et j'ai fini par choisir un sujet qui me correspondait bien... une dissertation... et j'ai commencé à écrire... Toutes les épreuves ont finalement passé...et j'ai obtenu mon bac avec une mention... Mais finalement qu'est-ce que j'en ai fait? Pas grand chose... Parce que je ne suis toujours pas rentré dans le monde adulte...

Mon Petit Poisson Rouge je te souhaite de réussir... Ne stresse pas trop... de toute façon si tu fais le tour de ton bocal tu te rendras compte que tu sais tout... et bien plus qu'il n'en faut pour réussir, et que tu es un poisson rouge plein de talents, de qualités et d'intelligence... beaucoup plus que tu t'en accordes... Aies confiance en toi tu réussiras. Bonne chance...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 11 juin 2008
Hier soir, j'ai été courir. Oui les mauvaises langues pourront s'exclamer voire se moquer en m'imaginant courrir. Moi un anti-sportif, en dilettant comme moi qui se met à chausser ses baskets et qui part courrir après rien du tout... En fait je crois que je fais une crise de la trentaine. Si pour la pensée commune, les hommes font une crise de la quarantaine, je pense qu'ils en font une à toutes les décennies... En tout cas moi j'ai en ai fait une à toutes mes décennies. En vrai je ne suis pas si vieux, j'ai fait que deux crises. A mes dix ans le monde me souriait, tout me réussissait, mes parents étaient encore là et je ne vois pas pourquoi j'aurai fait une crise... sinon peut-être pour arrêter les playmobils et commencer à jouer aux légo.

Je me souviens qu'à mes 20 ans j'ai été un  rebelle, je sortais avec des amis de gauche, j'essayais de refaire le monde en m'engageant dans des associations étudiantes, je défendais mon prochain, je m'opposais à mes parents, à la vie qui m'attendait, à ces politiques incapables de connaître les jeunes et je pensais qu'un ministre de l'éducation et de la jeunesse de presque 50 ans ne pouvait pas comprendre mes problèmes. Et peu à peu je suis rentré dans le rang, je me suis rendu compte qu'être aigri était plus intéressant qu'être rebelle, j'ai arrêté de m'opposer à mes parents en me rendant compte que leur absence est bien plus contraignante que leur présence, j'ai arrêté de m'engager dans des associations, parce que finalement le monde changera, en bien ou en mal, mais qu'il changera quand même et que je n'y suis pas pour grand chose... Mon jeunisme s'est éteint en même temps que revenait mon loyer à payer...

Et là, à l'aube de mes trente ans, contre quoi je m'oppose? Pas contre le monde, pas contre les gens... Contre le temps. J'essaye de fuir la terrible vérité... je vieillis, mes cheveux blancs se font de plus en plus présents, mes rides s'accentuent, je me remets plus difficilement de mes soirées, je dors un peu plus, et puis et puis je vieillis tout simplement. Certains ont beau jeu de me rassurer, en me disant que plus un homme mûri, plus un homme devient intéressant, que plus un homme à des cheveux blancs tôt, moins il risque la calvitie (mais a t on des preuves de ce genres de propos?)).... Rien n'y fait je me sens vieillir, et je ne veux pas. Je suis peut-être à une charnière de ma vie mais je veux continuer à être du côté obscur de la force, je veux continuer à draguer, sortir entre amis, rentrer à point d'heure, ne pas avoir de but, ne pas avoir de responsabilité et surtout je ne veux pas mûrir... Après tout entre un fruit mûr et pourri il n'y a pas une grande différence... ou tout du moins il n'y a pas grand temps à s'écouler...

Alors je lutte comme je peux, je me suis mis au régime. Au moins celà ne me fera pas de mal, je perdrais mon ventre et je mangerai plus sainement. Et en outre c'est plus convivial, je me retrouve à devoir cuisiner plus souvent, celà me force à ne pas manger tujours la même chose. Fini les plats préparer et toutes ces bêtises... Je fais attention... Et je cours... Je me suis acheter des baskets... Avec double semelle pour compenser les chocs du bitume (Je ne savais même pas que celà existait....), des tee shirts, des shorts et puis une ceinture de sudation. C'est un truc qui sert à suer un peu plus pour maigrir plus vite de la sangle abdominale... Qu'est-ce qu'on invente pas quand même!!! Je crois quand même que je me suis fait un peu entourloupé par les jolis yeux noisette de la vendeuse de Go Sport. Combien de crétin comme moi a-t-elle croiser depuis qu'elle travaille dans ce magasin?

En tout cas j'ai commencé à courir... J'ai pris un peu d'avance sur le temps... Mais il va falloir courir souvent et longtemps parce qu'hier j'ai dû gagner une seconde sur lui... mais une seconde suffit largement pour être champion olympique.
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 4 juin 2008
Existe-il quelqu'un, quelque part qui saura me rendre heureux? Existe-il une femme qui fera taire mes cauchemards? Mes doutes et mes peurs s'envoleront-ils au moindre de ses regards? Est-ce qu'une fois dans ses bras, j'aurais enfin l'impression d'être à destination... à la maison, que le chemin est enfin terminé?

Pour le moment, je me sens plutôt comme une bouteille jetée à la mer, par un naufragé sur une île déserte, balloté au gré des flots, des changements de courants et de temps. La pluie, le soleil, le vent, le calme, les tempêtes, les vagues, les grands mammifères marins, les pirates, les pêcheurs, je suis la victime des éléments naturels et humains. Quelque fois en période d'acalmie j'ai l'impression d'être à destination mais un nuage revient toujours au dessus de moi pour me cacher le soleil qui définitivement ne m'a gardé aucune place. Je vis à l'ombre de mes mauvais choix, de mes erreurs, de mes regrets et plus sûrement de mes remords. Heureusement pour moi je continue à dériver, à flotter dans ces océans pas vraiement pacifiques que sont les relations amoureuses.

A chaque fois, je me dis que c'est la bonne. A chaque début d'aventure, j'espère que la bouteille a été bien ouverte, que le message à l'intérieur a été déchiffré. Il est vrai que j'écris assez mal... Il est vrai aussi que le bouchon est tenace, que pour me protéger je l'ai enfoncé au plus profond du goulot. Mais il n'est pas impossible à ouvrir. Tout du moins je ne le pense pas. Suis-je trop imbu de ma personne pour me prêter plus de qualités que je n'en ai vraiment? A force de vivre sur mon îlot désert, est-ce que j'ai perdu la notion du contact, du rapport amoureux? Est-ce que finalement en suis-je réduit à m'imaginer la femme idéale et à comparer toutes les vraies à ce fantasme et à les trouver bien fades, bien pâles?

Pourquoi est-ce que l'euphorie du début se dissipe aussi vite que les tempêtes tropicales? Les petites habitudes, les petites manies qui au début sont mignonnes, deviennent agaçantes puis énervantes, puis stressantes et enfin destructrices. La routine s'installe, calme, tempête, calme, tempête, calme tempête... c'est le cycle éternel de la vie... Et puis un jour la bouteille coule... emportée par une lame un peu plus grosse que la précédente... Elle passe quelque temps sous les eaux au goût amer du sel des pleurs. Et puis elle remonte, elle recommence son périple...

Je jette une bouteille à la mer... en espérant que le message dans la bouteille soit enfin lu...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 3 juin 2008
Que dirai-je à mon fils quand il sera grand? Que lui dirai-je sur ce monde qui change sans cesse, et dans lequel j'ai le sentiment de ne pas être à ma place? Que saura-t-il de ma famille? De sa famille? Comment parler aux femmes? Comment se comporter avec elles? Ce qu'est un homme d'honneur? Comment choisir sa vie? Comment suivre sa route? Et si c'est une fille? Saurai-je la protéger envers et contre tous?

Tant de questions sans réponse, tant de doutes, tant d'espoirs.. mais surtout tant de peurs... Je ne suis pas prêt à être papa... Oh que non! En plus je n'ai pas l'âme d'un Kipling, je ne laisserai pas à ma progéniture un poème dans lequel je lui explique comment marche le monde, je n'ai rien à lui léguer... Je n'ai rien à me léguer...

Je passe mon temps à faire la fête avec des amis, je me cherche encore professionnellement, je lis des bandes dessinées par centaines, j'adore jouer, je plaisante sur tout et sur rien, je ne prends rien au sérieux, et rien n'est grave... Je ne prévois rien, je n'économise pas, je ne pense pas au futur et quand j'ai une tentation je cède immédiatement... Tout pour faire un super pote mais pas vraiment un bon papa...

Mais qu'est-ce qui fait un bon père? Le devient-on avec le temps? Sait-on si on sera capable de s'occuper d'une part de soi...

C'est un sujet qui me fait peur, je dois avouer que plus j'y pense et plus je panique... Je ne sais pas si un jour j'aurais le courage d'affronter mes peurs et mes faiblesses et de devenir père...

Je ne sais pas en tout les cas je lirais Kipling encore et encore en attendant... de trouver mes propres mots...

Et Si j'étais un homme... mon enfant...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 23 mai 2008
De toute les femmes que j'ai aimées, de toutes les femmes que j'ai connues, de toutes les femmes qui sont entrées dans ma vie... j'ai cherché une seule femme... Une avait son sourire, une avait le son de sa voix, une avait son maintien, une avait ses soupirs, une avait son style vestimentaire, une avait le goût de ses larmes, une avait son âge, une avait le goût de sa peau, une était son opposé.. une avait, une était... Ainsi j'ai essayé de recoller les morceaux d'un puzzle, celui de mon archange noire... Cette femme qui a été mon premier amour.

Non pas les ces petites amourette de maternelles, ces amourettes de collège, ces petits flirts, ces coeurs qui battent pour la reine du collège qui préfère sortir avec le naze du lycée (toujours...) plutôt qu'avec le petit garçon timide... Je parle là du premier amour, le vrai, le passionné, celui pour lequelle on sa damnerait, celui pour lequelle on croit que le monde s'arrêtera de tourner. Ce premier amour qui vous fait prendre votre courage à deux mains et l'inviter au cinéma sans bégayer... Cette jeune femme qui vous force à ressortir les belles tenues du placard, qui vous pousse à demander à votre mère à vous apprendre à danser, à discuter à votre père... à entrer pour la première fois chez un fleuriste, à aller chez le coiffeur, à oublier les copains... Ce premier amour que l'on croit éternel... Celle pour qui on se rend compte que finalement une fois dans un lit c'est pas facile d'être un homme... et qu'il ne suffit plus d'offrir des chocolats ou une barbie à une jeune femme pour la contenter... Sourire Tendre... Finalement les discussions avec papa sur les abeilles et les fleurs n'ont vraiment rien à voir avec la réalité des draps froissés...

Ce premier amour est unique, mais pour qu'il soit le premier il faut qu'il se brise... Il faut qu'il survive par le coeur, par la pensée, par le corps au temps, aux années, aux autres femmes... alors nous nous en souvenons, nous essayons de le rappeler, pour essayer de le rattrapper, courrir après toute sa vie jusqu'à l'ultime, celui qui vous fera retrouver toutes les sensations du premier amour... L'impression de devenir à nouveau un petit garçon...

Et puis parfois, le premier amour s'estompe, nous nous rendons compte que la jeune femme n'était pas aussi formidable, qu'elle n'était pas aussi belle, qu'une fois le maquillage enlevé, ce n'est pas un rayon de soleil, qu'au lever elle avait aussi une haleine de phoque... et j'en passe et des meilleures... nous nous rendons compte que l'on peut aimer en gardant ses copains, que papa n'a plus besoin de nous expliquer les fleurs et les abeilles... et que malheureusement, il n'est toujours pas facile d'être un homme une fois les rideaux tirés, dans la douceur des draps...

Avec le temps, le premier amour laisse la place à un autre amour, tout aussi fusionnel, tout aussi intense... et forcément tout est parfait, un rayon de soleil, un trait de lune, un éclat d'étoile... l'univers entier dans ses yeux...

Et de toutes les femmes que je rencontrerais maintenant c'est un peu d'elle que je rechercherai... et avec le temps, celui-là aussi finira par s'estomper...

Le coeur peut-il se partager...? Et une fois tous les morceaux des différents puzzles recollés... Mon coeur sera-t-il entier? Le mien sera partagé entre elle et mon archange noire au minimum... et au maximum qui peut savoir... Je ne vais avoir que 30 ans...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 mai 2008
A défaut d'allée au Luxembourg, nous avons la rue Masséna, piétonne et commerçante, un petit paradis, pour regarder passer les jeunes filles vives et prestes commes les oiseaux... avec à la main un sac Gucci et à la bouche une discussion par portable en kit main libre... Les années passent, les décennies aussi... mais finalement les regrets restent les mêmes... De Gerad de Nerval à moi, la différence tient à une sonnerie de téléphone...

Le poète pensait que c'était la seule au monde dont le coeur répondrait au sien... Le blogger se demande si c'est la seule qui accepterait de partager une glace, un verre avec lui... Le poète pensait qu'elle éclairerait sa nuit, le blogger se demande si elle gémit au milieu de la nuit... Le poète affirme que sa jeunesse est fini et que le parfum du bonheur a fui, le blogger se dit, une de perdue, dix de retrouvées...

Mais entre le poème et le blogger, le même doute, la même interrogation... qu'est-il advenu de ces années passées. Le temps a filé à une vitesse telle qu'aucun des deux ne sait ce qu'il en a fait. Pour qui il a vécu? Pourquoi? Il ne sait pas non plus, comment il a fait pour croiser le chemin de tant et tant de personnes, et pourtant réussir à apprendre d'elles toutes, hommes comme femmes... Devenir ce qu'il est aujourd'hui, grâce à ses doutes, ses peurs, ses sentiments, ses erreurs et ses réussites... Il a participé à tellement de journée, il a vécu tellement de moment et pourtant il est encore là... présent pour ce moment.

Ce moment pendant lequel, il croise un rêve, une femme qui correspond en tout point à ce qu'il recherche, à tout ce qu'il espère trouver dans sa moitié, un sourire, une courbe de rein, des cheveux qui volent au vent, un éclat de rire, le son d'une voix porté par la brise, un parfum qui la précède et qui la suit... Elle passe en un isntant, une minute, une seconde... les regards se croisent, se suivent, se noient et finissent par se lâcher. Le temps suspendu reprend son cours, les bruits de la rue reviennent à nouveau dans le creux de l'oreille... le parfum s'estompe... Le quotidien reprend son cours... Et emporté par le courant... la barque qui nous guide nous emmène loin, trop loin d'elle....

J'aurais dû lui parler... J'aurais dû la suivre... J'aurais dû... Je suis le roi des mauvais choix.
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 21 mai 2008
Quelque fois, je me demande si l'Amour avec un grand A, ou tout simplement si l'amour avec un petit a, existe. Quelque fois, je me demande si nous ne sommes pas victimes d'une illusion qui se créé à travers le regard de l'autre et dans laquelle nous aimons nous noyer... Donner corps à un fol espoir, en espérant tout simplement ne jamais, oh non, ne jamais devoir un jour, affronter la terrible vérité. Que l'amour n'est comme la vie qu'une illusion, et que le mirage une fois évaporé, il ne reste que la poussière du désert de nos âmes et de nos coeurs.

Aime-t-on réellement? Je n'en suis pas sûr. Est-on aimé réellement? Je n'en suis pas sûr non plus. Je ne suis sûr de rien... Mais une chose est certaine, c'est que bien souvent l'amour est un costume qui habille et qui pare d'autres termes beaucoup beaucoup moins romantique comme l'admiration, le respect, la vénération...

La pire phrase que l'on m'ai un jour dite, c'est : "je dois prendre du recul, je ne t'admire plus, je ne te vois plus comme avant, tu n'est qu'un homme après tout"...

Aïe la claque, non la rouste même... Et bien oui je suis désolé, je ne suis qu'un homme, je ne suis ni un sur homme, ni un super héros, je ne suis rien de tout celà... Je suis juste moi, avec ses qualités et ses défauts... Et celui que l'on admirait avant est toujours là. Alors peut-être que le quotidien, les habitudes, la routine a effacé celui qui était perçu mais moi je n'ai pas disparu... A force de ne pas regarder vraiment au fond de son regard qui j'étais, je me suis perdu, je me suis noyé et je n'ai pu me retrouver... L'éclat, l'aura qu'elle voyait autour de moi s'est dissipé pour laisser place à quelqu'un de banal. Mais moi qu'en est-il de moi dans cette situation? Devrais-je toujours être celui que l'on admire? L'homme doit-il toujours être l'idole de sa femme? Doit-il toujours laisser paraître force et puissance, ne peut-il donc pas redevenir un petit enfant qui a parfois envie de se blottir dans les bras de quelqu'un... Ne peut-il pas avoir peur du lendemain, Ne peut-il pas avoir des doutes? Des échecs?

C'est finalement la grande question. A l'heure du féminisme à outrance, de la parité et de l'égalité des sexes, les femmes cherchent encore des hommes sûrs d'eux-mêmes, des hommes qui ne doutent pas, des hommes un brin machos... Des hommes qu'elles peuvent vénérer, admirer, être fan... Toute la problématique est là comment trouver notre place en tant qu'homme... Etre ces nouveaux hommes qui parlent de leurs sentiments, qui prennent soin d'eux, des hommes qui s'intéressent à la mode, qui suivent des régime, des hommes qui s'occupent des enfants, des hommes qui pleurent, qui font la cuisine et qui savent tenir une maison... Et être dans le même temps des hommes admirables, des hommes incroyables... Comment être avec un aspirateur dans une main, un bébé dans l'autre, une recette de cuisine sur le bureau... macho? Comment affronter le quotidien à 2000% chaque jour... être le créateur du couple et le moteur qui entraîne toute la famille sans jamais s'écrouler ou montrer qu'il doute?

Si vous, qui me lisez, avez des réponses à cette angoissante question, je suis preneur de tous conseils... Parce que pour l'instant je me sens comme une statue sans piédestal et j'aimerais vraiment qu'un jour une femme me remette dessus...
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 20 mai 2008
Hier j'ai été au cinéma voir Ken le survivant... La tête encore remplie de mes souvenirs d'enfance, pleine d'images encore plus choquantes les unes que les autres. Le souvenir d'une histoire d'amour post-apocalyptique, d'un homme à la recherche de son destin, de son passé, de sa vengeance, en quête de sa famille... Une histoire pleine de pettes histoires, des personnages secondaires aussi importants voire plus que le héros principal... Bref toute une nostalgie retrouvée... je m'installe dans la salle obscur, la lumière s'éteint, le générique démarre, et me voilà plongé 15 ans en arrière...

La lumière se rallume, et je reste dubitatif... Qu'est-il arrivé de mes années passées, que sont devenus mes goûts d'adolescents... Ai-je changé au point de ne plus me retrouver dans cette histoire banale, classique, de cette vaine quête, de cette violence gratuite, de cet anti-héros...qui deviendra le chantre de l'homosexualité... Parce qu'après tout, il s'agit de l'histoire d'hommes en cuir qui passent leur temps à se mettre des doigts en se disant je t'aime...

Oui je suis déçu, oui je l'avoue je n'ai pas aimé... Le film était-il moyen? certainement, le scénario bancal, la réalisation moyenne... Rien de bien nouveau. Le film que je viens de voir, ne me rappelle pas la claque que j'ai prise il y a presque deux décennies. J'essaye de puiser au fond de moi, de me souvenir des raisons qui m'ont fait aimer cette série. Le premier antihéros des dessins animés, le premier à tuer ses ennemis de manière violente, une phrase culte : Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort... Une sorte d'aura mystérieuse autour de lui, un mec super barraqué... des nanas super bien gaulé... bref tous les jeuens garçons ont revé de maîtrisé les arcanes de l'étoile de la Grande Ourse et de devenir un spécialiste du Hokuto... De sauver le monde, d'être en recherche de son amour et de se dire qu'elle nous aime toujours malgré les difficultés et les obstacles... Qui n'a pas rêvé d'avoir sa Julia quelque part dans ce monde?

Les gens commencent à se lever, j'entends déjà les premiers commentaires, monter jusqu'à moi (je me mets toujours au fond au ciném j'adore ça...), les premières critiques, le choc des cultures et des générations, les plus vieux n'ayant pas aimé, les plus jeunes ayant aimé parce que les films de Myazaki, tellement gentils et tellements optimistes les "gavent"... trop bien, trop classe, et puis cette phrase avant que ses ennemis ne meurent, ce scénario en béton, etc etc... les mêmes arguments que j'ai utilisé plus haut... et pourtant s'ils savaient le massacre qui a été fait de l'oeuvre originale... le massacre qui a été fait de mon enfance... de mes souvenirs...

Ai-je grandi trop vite? Ai-je grandi tout simplement... Pourquoi ce que l'on aime plus jeune a moins de saveur plus tard? L'expérience de la vie fait que nous changions à ce point? Certains goûts alimentaires changent avec le temps, par exemple moi j'aimais pas la soupe plus petit et maintenant j'apprécie ce mélange de légumes... J'aimais pas les blondes, maintenant je me damnerais pour une blonde, J'aimais les sorties entre amis, je préfère les repas chez moi... Plein de choses comme ça... Une femme qu'on a aimé il y a quelques années... et que les hasards de la vie ont séparé de nous... Peut elle nous revenir plus tard? Ses goûts et les nôtres ont ils changé au point que nous ne reconnaissions plus la personne aimé? Au point que l'histoire ne reprenne pas au point de rupture? Je ne,sais pas... Parfois les rêves ne sont que des rêves, les souvenirs ne sont que des souvenirs, ils s'estompent, ils s'embelissent, ils deviennent transparents et sont rangés dans un coin de notre coeur, de notre mémoire... Un jour ils reviennent et pourtant ils déçoivent... Parce qu'ils restent transparents... Les odeurs passés ne reviennent jamais, les couleurs passées restent pastels...

Alors, le dernier dans la salle de cinéma, je me suis levé, j'ai regardé une dernière fois l'écran et mes rêves d'adolescents... comme pour leur dire adieu une dernière fois... Et peut-être oui peut-être, vais-je enfin entrer dans ce monde d'adulte qui me fait si peur....
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 18 mai 2008
Comme le héros d'Edgar Rice Burroughs, non pas tarzan, mais John Carter, j'ai l'impression d'avoir été projeté  vers une nouvelle planète. Une sorte de terrien sur un monde inconnu, avec lequel il doit se familiariser et réapprendre les codes de la civilisation... Serai-je trop vieux? Suis-je complètement dépassé...

Vous vous demandez ce qui s'est passé? Quoi? Non? Vous vous en fichez complètement.... Et bien tant pis je vais quand même vous racontez... Je me suis fait dragué... Bon je sais rien que celà peut paraître surprenant...  il arrive de temps en temps qu'une femme me trouve à son goût!!!! Et bien je me suis fait draguer par une jeune femme que j'ai rencontré à mon travail et bien savez vous ce qu'elle m'a dit en partant?

"Tenez, je vous donne mon MSN".... Contactez moi...

Arghhhhhh, fini les discussions par téléphone, maintenant on drague par MSN, on ne reçoit plus le téléphone d'une jeune fille mais son contact MSN.... C'est pas incroyable ça? Et bien moi je trouve que  celà enlève une part de l'interdit... que représentait le téléphone... Avoir un numéro dans sa poche, griffoné à la va vite c'est quand même émoustillant, un petit côté coquin... Une sorte d'interdit...et des tas de questions de doutes.... Va-t-elle répondre? Va-t-elle se souvenir de moi? etc etc... souvent on hésitait avant d'appeler et parfois on appelait jamais... La peur de l'échec... la peur du rejet...

Alors qu'avec MSN que risque-t-on? D'être bloqué dans une liste de contact... des discussions derrière un écran avec peu de sentiment, pas d'intonations, des rires que l'on lit mais que l'on entend pas... pas des smileyx à la place des émotions, sans compter les émoticones et les clins d'oeil à la place de sous-entendu sulfureux... et on fini par conclure en se SMSsant et en se textant des mots et des phrases en abbrégés, en phonétiques sans finalement avoir le plaisir des mots et de la lecture...

Tout se perd... je vais finir par parler comme un vieux... mais :

"J't kiff Grav mon gars."... a quand même beaucoup moins de charme qu'une expression comme "Vous me plaisez beaucoup jeune homme"

Je suis d'un autre monde, de la vieille école, celle des fleurs, des dîners au restaurant, de l'homme qui paie, des petits mots d'amour, des petites attentions... Mais je veux rester de ce monde là...

Et si vous me donniez votre numéro de téléphone?
par Lysyan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus