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Vendredi 23 mai 2008
De toute les femmes que j'ai aimées, de toutes les femmes que j'ai connues, de toutes les femmes qui sont entrées dans ma vie... j'ai cherché une seule femme... Une avait son sourire, une avait le son de sa voix, une avait son maintien, une avait ses soupirs, une avait son style vestimentaire, une avait le goût de ses larmes, une avait son âge, une avait le goût de sa peau, une était son opposé.. une avait, une était... Ainsi j'ai essayé de recoller les morceaux d'un puzzle, celui de mon archange noire... Cette femme qui a été mon premier amour.

Non pas les ces petites amourette de maternelles, ces amourettes de collège, ces petits flirts, ces coeurs qui battent pour la reine du collège qui préfère sortir avec le naze du lycée (toujours...) plutôt qu'avec le petit garçon timide... Je parle là du premier amour, le vrai, le passionné, celui pour lequelle on sa damnerait, celui pour lequelle on croit que le monde s'arrêtera de tourner. Ce premier amour qui vous fait prendre votre courage à deux mains et l'inviter au cinéma sans bégayer... Cette jeune femme qui vous force à ressortir les belles tenues du placard, qui vous pousse à demander à votre mère à vous apprendre à danser, à discuter à votre père... à entrer pour la première fois chez un fleuriste, à aller chez le coiffeur, à oublier les copains... Ce premier amour que l'on croit éternel... Celle pour qui on se rend compte que finalement une fois dans un lit c'est pas facile d'être un homme... et qu'il ne suffit plus d'offrir des chocolats ou une barbie à une jeune femme pour la contenter... Sourire Tendre... Finalement les discussions avec papa sur les abeilles et les fleurs n'ont vraiment rien à voir avec la réalité des draps froissés...

Ce premier amour est unique, mais pour qu'il soit le premier il faut qu'il se brise... Il faut qu'il survive par le coeur, par la pensée, par le corps au temps, aux années, aux autres femmes... alors nous nous en souvenons, nous essayons de le rappeler, pour essayer de le rattrapper, courrir après toute sa vie jusqu'à l'ultime, celui qui vous fera retrouver toutes les sensations du premier amour... L'impression de devenir à nouveau un petit garçon...

Et puis parfois, le premier amour s'estompe, nous nous rendons compte que la jeune femme n'était pas aussi formidable, qu'elle n'était pas aussi belle, qu'une fois le maquillage enlevé, ce n'est pas un rayon de soleil, qu'au lever elle avait aussi une haleine de phoque... et j'en passe et des meilleures... nous nous rendons compte que l'on peut aimer en gardant ses copains, que papa n'a plus besoin de nous expliquer les fleurs et les abeilles... et que malheureusement, il n'est toujours pas facile d'être un homme une fois les rideaux tirés, dans la douceur des draps...

Avec le temps, le premier amour laisse la place à un autre amour, tout aussi fusionnel, tout aussi intense... et forcément tout est parfait, un rayon de soleil, un trait de lune, un éclat d'étoile... l'univers entier dans ses yeux...

Et de toutes les femmes que je rencontrerais maintenant c'est un peu d'elle que je rechercherai... et avec le temps, celui-là aussi finira par s'estomper...

Le coeur peut-il se partager...? Et une fois tous les morceaux des différents puzzles recollés... Mon coeur sera-t-il entier? Le mien sera partagé entre elle et mon archange noire au minimum... et au maximum qui peut savoir... Je ne vais avoir que 30 ans...
par Lysyan
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Jeudi 22 mai 2008
A défaut d'allée au Luxembourg, nous avons la rue Masséna, piétonne et commerçante, un petit paradis, pour regarder passer les jeunes filles vives et prestes commes les oiseaux... avec à la main un sac Gucci et à la bouche une discussion par portable en kit main libre... Les années passent, les décennies aussi... mais finalement les regrets restent les mêmes... De Gerad de Nerval à moi, la différence tient à une sonnerie de téléphone...

Le poète pensait que c'était la seule au monde dont le coeur répondrait au sien... Le blogger se demande si c'est la seule qui accepterait de partager une glace, un verre avec lui... Le poète pensait qu'elle éclairerait sa nuit, le blogger se demande si elle gémit au milieu de la nuit... Le poète affirme que sa jeunesse est fini et que le parfum du bonheur a fui, le blogger se dit, une de perdue, dix de retrouvées...

Mais entre le poème et le blogger, le même doute, la même interrogation... qu'est-il advenu de ces années passées. Le temps a filé à une vitesse telle qu'aucun des deux ne sait ce qu'il en a fait. Pour qui il a vécu? Pourquoi? Il ne sait pas non plus, comment il a fait pour croiser le chemin de tant et tant de personnes, et pourtant réussir à apprendre d'elles toutes, hommes comme femmes... Devenir ce qu'il est aujourd'hui, grâce à ses doutes, ses peurs, ses sentiments, ses erreurs et ses réussites... Il a participé à tellement de journée, il a vécu tellement de moment et pourtant il est encore là... présent pour ce moment.

Ce moment pendant lequel, il croise un rêve, une femme qui correspond en tout point à ce qu'il recherche, à tout ce qu'il espère trouver dans sa moitié, un sourire, une courbe de rein, des cheveux qui volent au vent, un éclat de rire, le son d'une voix porté par la brise, un parfum qui la précède et qui la suit... Elle passe en un isntant, une minute, une seconde... les regards se croisent, se suivent, se noient et finissent par se lâcher. Le temps suspendu reprend son cours, les bruits de la rue reviennent à nouveau dans le creux de l'oreille... le parfum s'estompe... Le quotidien reprend son cours... Et emporté par le courant... la barque qui nous guide nous emmène loin, trop loin d'elle....

J'aurais dû lui parler... J'aurais dû la suivre... J'aurais dû... Je suis le roi des mauvais choix.
par Lysyan
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Mercredi 21 mai 2008
Quelque fois, je me demande si l'Amour avec un grand A, ou tout simplement si l'amour avec un petit a, existe. Quelque fois, je me demande si nous ne sommes pas victimes d'une illusion qui se créé à travers le regard de l'autre et dans laquelle nous aimons nous noyer... Donner corps à un fol espoir, en espérant tout simplement ne jamais, oh non, ne jamais devoir un jour, affronter la terrible vérité. Que l'amour n'est comme la vie qu'une illusion, et que le mirage une fois évaporé, il ne reste que la poussière du désert de nos âmes et de nos coeurs.

Aime-t-on réellement? Je n'en suis pas sûr. Est-on aimé réellement? Je n'en suis pas sûr non plus. Je ne suis sûr de rien... Mais une chose est certaine, c'est que bien souvent l'amour est un costume qui habille et qui pare d'autres termes beaucoup beaucoup moins romantique comme l'admiration, le respect, la vénération...

La pire phrase que l'on m'ai un jour dite, c'est : "je dois prendre du recul, je ne t'admire plus, je ne te vois plus comme avant, tu n'est qu'un homme après tout"...

Aïe la claque, non la rouste même... Et bien oui je suis désolé, je ne suis qu'un homme, je ne suis ni un sur homme, ni un super héros, je ne suis rien de tout celà... Je suis juste moi, avec ses qualités et ses défauts... Et celui que l'on admirait avant est toujours là. Alors peut-être que le quotidien, les habitudes, la routine a effacé celui qui était perçu mais moi je n'ai pas disparu... A force de ne pas regarder vraiment au fond de son regard qui j'étais, je me suis perdu, je me suis noyé et je n'ai pu me retrouver... L'éclat, l'aura qu'elle voyait autour de moi s'est dissipé pour laisser place à quelqu'un de banal. Mais moi qu'en est-il de moi dans cette situation? Devrais-je toujours être celui que l'on admire? L'homme doit-il toujours être l'idole de sa femme? Doit-il toujours laisser paraître force et puissance, ne peut-il donc pas redevenir un petit enfant qui a parfois envie de se blottir dans les bras de quelqu'un... Ne peut-il pas avoir peur du lendemain, Ne peut-il pas avoir des doutes? Des échecs?

C'est finalement la grande question. A l'heure du féminisme à outrance, de la parité et de l'égalité des sexes, les femmes cherchent encore des hommes sûrs d'eux-mêmes, des hommes qui ne doutent pas, des hommes un brin machos... Des hommes qu'elles peuvent vénérer, admirer, être fan... Toute la problématique est là comment trouver notre place en tant qu'homme... Etre ces nouveaux hommes qui parlent de leurs sentiments, qui prennent soin d'eux, des hommes qui s'intéressent à la mode, qui suivent des régime, des hommes qui s'occupent des enfants, des hommes qui pleurent, qui font la cuisine et qui savent tenir une maison... Et être dans le même temps des hommes admirables, des hommes incroyables... Comment être avec un aspirateur dans une main, un bébé dans l'autre, une recette de cuisine sur le bureau... macho? Comment affronter le quotidien à 2000% chaque jour... être le créateur du couple et le moteur qui entraîne toute la famille sans jamais s'écrouler ou montrer qu'il doute?

Si vous, qui me lisez, avez des réponses à cette angoissante question, je suis preneur de tous conseils... Parce que pour l'instant je me sens comme une statue sans piédestal et j'aimerais vraiment qu'un jour une femme me remette dessus...
par Lysyan
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Mardi 20 mai 2008
Hier j'ai été au cinéma voir Ken le survivant... La tête encore remplie de mes souvenirs d'enfance, pleine d'images encore plus choquantes les unes que les autres. Le souvenir d'une histoire d'amour post-apocalyptique, d'un homme à la recherche de son destin, de son passé, de sa vengeance, en quête de sa famille... Une histoire pleine de pettes histoires, des personnages secondaires aussi importants voire plus que le héros principal... Bref toute une nostalgie retrouvée... je m'installe dans la salle obscur, la lumière s'éteint, le générique démarre, et me voilà plongé 15 ans en arrière...

La lumière se rallume, et je reste dubitatif... Qu'est-il arrivé de mes années passées, que sont devenus mes goûts d'adolescents... Ai-je changé au point de ne plus me retrouver dans cette histoire banale, classique, de cette vaine quête, de cette violence gratuite, de cet anti-héros...qui deviendra le chantre de l'homosexualité... Parce qu'après tout, il s'agit de l'histoire d'hommes en cuir qui passent leur temps à se mettre des doigts en se disant je t'aime...

Oui je suis déçu, oui je l'avoue je n'ai pas aimé... Le film était-il moyen? certainement, le scénario bancal, la réalisation moyenne... Rien de bien nouveau. Le film que je viens de voir, ne me rappelle pas la claque que j'ai prise il y a presque deux décennies. J'essaye de puiser au fond de moi, de me souvenir des raisons qui m'ont fait aimer cette série. Le premier antihéros des dessins animés, le premier à tuer ses ennemis de manière violente, une phrase culte : Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort... Une sorte d'aura mystérieuse autour de lui, un mec super barraqué... des nanas super bien gaulé... bref tous les jeuens garçons ont revé de maîtrisé les arcanes de l'étoile de la Grande Ourse et de devenir un spécialiste du Hokuto... De sauver le monde, d'être en recherche de son amour et de se dire qu'elle nous aime toujours malgré les difficultés et les obstacles... Qui n'a pas rêvé d'avoir sa Julia quelque part dans ce monde?

Les gens commencent à se lever, j'entends déjà les premiers commentaires, monter jusqu'à moi (je me mets toujours au fond au ciném j'adore ça...), les premières critiques, le choc des cultures et des générations, les plus vieux n'ayant pas aimé, les plus jeunes ayant aimé parce que les films de Myazaki, tellement gentils et tellements optimistes les "gavent"... trop bien, trop classe, et puis cette phrase avant que ses ennemis ne meurent, ce scénario en béton, etc etc... les mêmes arguments que j'ai utilisé plus haut... et pourtant s'ils savaient le massacre qui a été fait de l'oeuvre originale... le massacre qui a été fait de mon enfance... de mes souvenirs...

Ai-je grandi trop vite? Ai-je grandi tout simplement... Pourquoi ce que l'on aime plus jeune a moins de saveur plus tard? L'expérience de la vie fait que nous changions à ce point? Certains goûts alimentaires changent avec le temps, par exemple moi j'aimais pas la soupe plus petit et maintenant j'apprécie ce mélange de légumes... J'aimais pas les blondes, maintenant je me damnerais pour une blonde, J'aimais les sorties entre amis, je préfère les repas chez moi... Plein de choses comme ça... Une femme qu'on a aimé il y a quelques années... et que les hasards de la vie ont séparé de nous... Peut elle nous revenir plus tard? Ses goûts et les nôtres ont ils changé au point que nous ne reconnaissions plus la personne aimé? Au point que l'histoire ne reprenne pas au point de rupture? Je ne,sais pas... Parfois les rêves ne sont que des rêves, les souvenirs ne sont que des souvenirs, ils s'estompent, ils s'embelissent, ils deviennent transparents et sont rangés dans un coin de notre coeur, de notre mémoire... Un jour ils reviennent et pourtant ils déçoivent... Parce qu'ils restent transparents... Les odeurs passés ne reviennent jamais, les couleurs passées restent pastels...

Alors, le dernier dans la salle de cinéma, je me suis levé, j'ai regardé une dernière fois l'écran et mes rêves d'adolescents... comme pour leur dire adieu une dernière fois... Et peut-être oui peut-être, vais-je enfin entrer dans ce monde d'adulte qui me fait si peur....
par Lysyan
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Dimanche 18 mai 2008
Comme le héros d'Edgar Rice Burroughs, non pas tarzan, mais John Carter, j'ai l'impression d'avoir été projeté  vers une nouvelle planète. Une sorte de terrien sur un monde inconnu, avec lequel il doit se familiariser et réapprendre les codes de la civilisation... Serai-je trop vieux? Suis-je complètement dépassé...

Vous vous demandez ce qui s'est passé? Quoi? Non? Vous vous en fichez complètement.... Et bien tant pis je vais quand même vous racontez... Je me suis fait dragué... Bon je sais rien que celà peut paraître surprenant...  il arrive de temps en temps qu'une femme me trouve à son goût!!!! Et bien je me suis fait draguer par une jeune femme que j'ai rencontré à mon travail et bien savez vous ce qu'elle m'a dit en partant?

"Tenez, je vous donne mon MSN".... Contactez moi...

Arghhhhhh, fini les discussions par téléphone, maintenant on drague par MSN, on ne reçoit plus le téléphone d'une jeune fille mais son contact MSN.... C'est pas incroyable ça? Et bien moi je trouve que  celà enlève une part de l'interdit... que représentait le téléphone... Avoir un numéro dans sa poche, griffoné à la va vite c'est quand même émoustillant, un petit côté coquin... Une sorte d'interdit...et des tas de questions de doutes.... Va-t-elle répondre? Va-t-elle se souvenir de moi? etc etc... souvent on hésitait avant d'appeler et parfois on appelait jamais... La peur de l'échec... la peur du rejet...

Alors qu'avec MSN que risque-t-on? D'être bloqué dans une liste de contact... des discussions derrière un écran avec peu de sentiment, pas d'intonations, des rires que l'on lit mais que l'on entend pas... pas des smileyx à la place des émotions, sans compter les émoticones et les clins d'oeil à la place de sous-entendu sulfureux... et on fini par conclure en se SMSsant et en se textant des mots et des phrases en abbrégés, en phonétiques sans finalement avoir le plaisir des mots et de la lecture...

Tout se perd... je vais finir par parler comme un vieux... mais :

"J't kiff Grav mon gars."... a quand même beaucoup moins de charme qu'une expression comme "Vous me plaisez beaucoup jeune homme"

Je suis d'un autre monde, de la vieille école, celle des fleurs, des dîners au restaurant, de l'homme qui paie, des petits mots d'amour, des petites attentions... Mais je veux rester de ce monde là...

Et si vous me donniez votre numéro de téléphone?
par Lysyan
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Dimanche 18 mai 2008
J'ai mal à la tête, je suis fatigué... mais je n'ai jamais eu les idées aussi claires... Hier soir (disons plutôt ce matin), j'ai écrit des choses que je n'aurais pas dû écrire, des choses qui auraient dû rester dans le monde merveilleux de mon cerveau... Mais la fatigue, la déception d'une journée pourrie sans compter le temps infernal pour un mois de mai, m'ont amené à me dévoiler....

Alors non effectivement je ne serai jamais son ange... mais ce n'est pas pour ça (peut-être en partie dans l'inconscient du fond de moi...) que je vais pas bien. C'est parce que j'ai bientôt trente ans et que ma vie n'avance pas. En tout cas je suis super heureux qu'elle le soit. Je lui souhaite tout le bonheur du monde parce qu'elle le mérite et si j'ai été incapable de lui donner, quelqu'un d'autre semble être en mesure de remplir ce rôle.

Non je ne ressens plus rien pour elle, si ce n'est une profonde amitié... elle occupe et occupera une place importante dans mon coeur, si elle le souhaite dans ma vie comme une amie très chère... mais c'est à elle de décider... Je serai là pour elle en espérant que je serai aussi là pour moi...

Je vais aller me prendre une aspirine...
par Lysyan
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Dimanche 18 mai 2008
Il existe des journées pires que les autres, des journées pendant lequelles rien ne va... Le boulot? Affreux... Les amis? inexistants quand on a besoin d'eux.... Le coeur? Brisé en mille morceaux... Et uniquement parce que je suis pas très grand donc j'imagine que mon coeur n'est pas très grand... sinon je suis sûr qu'il aurait explosé en plusieurs millions de morceaux... J'ai trente ans, je pensais être un grand garçon...et j'ai envie de pleurer, de chialer comme un môme... Envie de retourner dans les bras de ma mère et luis dire que j'ai fait un affreux cauchemards... Elle seule saura me consoler... Elle me préparera un peu de Floraline, un thé et on s'allongera dans le lit tous les deux, elle me contera des histoires, ou les princes charmants me ressembent tous et sauvent la princesse... elle me carressera le front et je m'endormirai apaiser en rêvant à un monde meilleur... Maman tu me manques...

Aujourd'hui je viens de me rendre compte, que je vivais sur des rêves, dont je ne soupçonnais même pas l'existence... Je me créais une vie qui n'était pas la réalité... Mes peurs, mes mauvaises expériences, tout ce qu'il y a de pire de ma vie de collégiens et de lycéens, vient de me revenir en plein visage...Sans prévenir...sans mettre de gant et surtout sans m'épargner... je viens de voir mon rêve réaliser par un autre... sans avoir essayer de le concrétiser...

Je suis le roi des mauvais choix...

Décidémment nous ne serons jamais sur la même longueur d'onde... Je ne serai jamais ton ange...  Mais soit heureuse avec le tien même si ce n'est pas moi... De toute manière je n'aurais jamais su te faire battre le coeur... Je n'aurai jamais su te montrer le paradis... Mais tu sais me montrer l'enfer...
par Lysyan
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Vendredi 16 mai 2008
Oscar Wilde écrivait, il y a quelques années déjà, que le meilleur moyen de résister à une tentation était d'y succomber. Oscar Wilde était un philosophe comme je les aime... Pourquoi se priver de petits et de grands plaisirs? Mais qu'est-ce que la tentation? Comment se montre-t-elle à nous? Est-ce cette délicieuse part de pizza accompagnée de bière, quand nous sommes au régime, pile le jour du matche de finale de coupe de l'univers de foot? Est-ce cette superbe blonde qui nous a fait un clin d'oeil (on peut le jurer...) quand nous faisions nous courses avec notre douce et tendre? Es-ce cette magnifique montre qui nous appelle à travers la vitrine de l'horloger, alors que nous en avons déjà une  dizaine dans nos placards et que nous pouvons en mettre qu'une seule en même temps? Finalement la tentation c'est simple... c'est juste quelque chose qui nous fait envie. Rien de plus rien de moins.

Et moi qu'est-ce qui me fait envie? Une part de pizza? Une bonde? Une montre? Oui certainement. Mais l'envie c'est aussi avoir envie (tiens je connais cette phrase... quel grand philosophe ce Johnny...) de quelque chose que l'on n'aura pas... et quand on le sait le supplice devient alors tentalien. Il faut que je vous raconte cette histoire, mon appartement est plutôt spacieux, bien aménagé et on y organise de nombreuses fêtes dedans. Est-ce ma faute si de tous mes amis trentenaires, je suis le seul à ne pas vivre en couple, à avoir la place et les moyens d'accueillir du monde. Hier nous avons organisé l'anniversaire d'un ami. Et de nombreux invités étaient présents. Dont une. Une sublime brune. Jolies fesses, jolies courbes, joli regard, joli sourire, jolie femme en somme. Non très jolie femme. Je genre de femme dont on se dit, mais comment elle bouge au lit? Quoi vous ne vous dîtes pas ça? Bon bin alors je suis le seul à me poser cette question... En tout cas j'aurais bien aimé succomber à la tentation avec elle, une femme de quelques jours, quelques nuits, uen femme pour se remettre d'un cuisant échec...une femme juste pour le plaisir... Mais voilà le drame arrive... Je ne lui plaît pas. Après tout est-ce ma faute si elle est aveugle et qu'elle n'a pas de goût? Sourire.

Malheureusement pour moi, un drame n'arrivant jamais seul, elle me demanda de rester dormir chez moi puisqu'elle ne pouvait pas rentrer chez elle (plus de bus...)... Et moi gentil comme je suis, sans arrière pensée (Non je ne me suis pas dit...elle a inventé une excuse pour rester avec moi!!!!), je lui ai dit qu'elle pouvait dormir chez moi. Et elle a dormi chez moi, dans on lit...

Ne vous faîtes pas de film, j'ai dormi dans le salon, dans mon canapé... contre le mur qui me séparait de l'objet de ma tentation... Je l'ai imaginé se déshabiller, se coucher, froisser les draps... j'ai imaginé le plaisir que j'aurai eu à partager ces moments avec elle.. j'ai imaginé beaucoup de choses... trop sûrement, si bien que je me suis assoupi... et réveillé ce matin par le plus doux des parfums... Elle était parti, en me laissant son odeur et un petit mot me remerciant de m'être comporté comme un gentleman...

Je ne saurai jamais si la femme qui a passé la nuit dans la pièce d'à côté, dort en suçant son pouce, si elel ouge beaucoup, si elle parle en dormant, si elle se bat pour avoir la couette, si elle a les pieds froids... Je saurai juste que parfois on résiste à la tentation, parce que l'objet de la tentation n'est pas tenté.

Mr Oscar Wilde... j'envie votre capacité à conclure à chaque fois...
par Lysyan
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Mardi 13 mai 2008
Après de nombreuses tribulations et des aventures rocambolesques (non je n'exagère pas), j'ai fini par trouver un cadeau approprié à un ami devenu Papa. Une paire de chaussette, avec marqué dessus "Papa en Chaussette"... Oui je sais c'est pas un cadeau exceptionnel, mais pour nous deux, mon ami et moi, il a une valeur sentimentale. Une "Private Joke" comme le disent si bien nos amis anglais et les gens qui veulent faire branchés... Oui en fait celà remonte à quelques temps avant qu'il ait son enfant et qu'il se marie, une époque lointaine d'ailleurs... pendant laquelle nous faisions les 400 coups (surtout lui d'ailleurs, parce que moi je suis un ange, c'est bien connu...)... nous avions croisé une famille en week-end faisant ses courses, la maman était en tong et le papa en chausson... Alors depuis nous nous étions promis de ne pas finir comme ça... Bon apparemment il n'y a que moi qui tient mes promesses... Quel traître... encore un pseudo ami qui a été se caser et mettre des pantouffles dés qu'il a pu... Enfin...

Donc, je reviens à mon propos, pour vous demander, oui à vous qui me lisez, est-ce que vous savez combien il est difficile de trouver un cadeau pour les jeunes papas... Pas que pour les jeunes d'ailleurs, pour les papas tout simplement... Entre les cadeaux pour les nouveaux nés, pour la chambre des nouveaux nés et pour la mère des nouveaux nés... il ne reste rien, nada quetchi, pour les papas. Alors même si Maman a porté le petit bout de chou dans son ventre pendant environ neuf mois, parfois moins, parfois plus, le papa est quand même pour 50% dans l'existence du bébé... Et puis n'oublions pas qu'il a dû supporter les caprices, les vapeurs, les nausées, les sautes d'humeur, les envies de fraises en plein mois de décembre (heureusement que la mondialisation est là et que des fraises poussent en chine et au Kenya, parce que sinon comment ferions nous???)... etc etc. Pourtant il faut faire une croix sur les cadeaux, comme si que le Père finalement n'était pas à la fête à ce moment là... Comme si ce moment sacré et divin pour certains, affreux et douloureux pour d'autres, ou encore sanguinolant et terrifiant pour moi.... se faisait sans les hommes. Une sorte d'enterrement de vie de jeune fille sans eux.

Mais alors à quoi sert un homme? Mis à part filmer l'accouchement comme si sa chère et tendre pouvait oublier ce moment de déchirement, de séparation des corps... Pensons nous dans notre société que l'instinct maternel existe et que l'instinct paternel n'existe pas? Pensons nous qu'un homme ne saura pas s'occuper du bébé? Pensons nous qu'il n'est pas heureux d'être père? Pourtant le temps à montrer que l'instinct maternel n'était pas un acquis... mais venait avec le temps. Le fait de porter le bébé ne change rien... Combien de mère font des déprimes post grossesse, ne supporte pas les cris de leurs bébés, ne savent pas comment les nourrir, les maltraite par erreur, et sans compter les mères horribles qui nourrissent leurs enfants avec de la purée blédina lyophilisée dont rien que l'odeur fait peur au plus courageux des participants de Fear Factor... Et les mères qui congèlent directement leur bébés parce que finalement une côte de boeuf c'est pas assez gros... Non décidément l'instinct maternel n'est pas un acquis, il grandi en même temps que l'enfant... tout comme l'instinct paternel... Parce les hommes aussi se lèvent la nuit, les hommes aussi auront peur de ce qui peut arriver à leur progénitures, les hommes aussi ne dormiront pas certains soirs, quand ils iront dans la chambre écouter la respiration de leur enfant pour s'assurer que tout est normal, les hommes aussi seront émus au premier mot, terrifiés aux premiers maux, auront un sourire de fierté aux premiers pas etc etc...

Alors c'est vrai que la première nuit de père, elle se passe seul à la maison, à regarder un berceau vide, à ranger les cadeaux reçus dans la journée, parce que la mère et le bébé seront resté à la maternité... Mais heureusement qu'un homme a eu l'idée géniale de tricot "Papa en chaussette" sur une père de chaussette ridicule, parce que assis dans le noir, à boire un verre seul, en se disant que sa vie vient de changer complètement... Ca ne rassure pas vraiment mais au moins ça réchauffe les pieds...
par Lysyan
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Mardi 13 mai 2008
De toutes les femmes que j'ai connu, de toutes les femmes que je connais, toutes si différentes qu'elles soient, avec leurs qualités et leurs défauts, elles m'ont toutes dit la même chose. Enfin quand j'écris qu'elles me disents quelque chose... Je dirai plutôt qu'elles me repprochent la même chose : celle de ne pas parler de mes sentiments. De tout garder pour moi, et de ne pas partager mes mauvais moments.

"Pourquoi tu ne dis rien?"
"Qu'en penses-tu?"
"Mais parle!"

Mais la plupart du temps, je ne sais pas quoi dire. Et bien oui je suis bavard pour plein de choses, sauf pour rendre vivants mes sentiments. Je ne sais pas donner vie à ce que j'ai au fond de moi. Je préfère laisser le serpent insidieux au fond de moi, quitte à le laisser grossir au point qu'il me dévore de l'intérieur et me fasse exploser... Quitte à dire des mots vexants, des mots blessants, casser sans possibilité de réparer... Et oui parce qu'avec ma sale manie de ne rien dire, et bien un jour on explose et ce jour là c'est souvent irréparable...

Que voulez vous que j'y fasse, je viens d'une famille dans laquelle on ne parlait pas de ces choses là, alors on apprend à se taire et petit à petit le silence devient à un ami. On apprivois les moments de peur, de doute et surtout on essaye de garder pour soi ce qui nous arrive, ce qui change, parce qu'on n'a pas envie d'être ridicule, d'être une fillette. On espère que les gens finiront par comprendre ce que l'on souhaite, ce que l'on veut dire... Et puis on se dit que si on aime cette personne elle doit nous comprendre, pourquoi faire des efforts puisqu'elle nous aime et nous comprend...et si ce n'est pas le cas, c'est que ce n'est pas la bonne... Le cercle est vicieux non... Une sorte de serpent qui se mord la queue... à défaut de se mordre la lèvre... pour ne pas parler bien entendu...

Oui petit à petit on finit par aimer le silence, les non-dits, les mots tus, lire entre les phrase, interpréter les gestes, croire dans les atténuation et espérer des soupirs... Rien n'est plus beau qu'un silence partagé. Je crois et je suis persuadé que deux personnes qui sont bien ensemble quand elles n'ont rien à se dire, sont faites pour être unies. Quoi de plus beau que de se taire et de vivre près de l'autre, sans avoir à se justifier de quelque chose, partager un silence...une respiration dans une portée musicale commune. Non vous n'êtes pas d'accord avec moi? De toute façon c'est pas grave je suis d'accord avec moi c'est le principal...

Et puis parler, encore parler, toujours parler... Nous passons notre journée à parler, à dire bonjour à des tas de gens que l'on ne connaît pas à remercier pour des choses que l'on ne voudrait pas avoir, à discuter de tout et de rien au travail, dans les transports en commun combien de discussions nous parviennent aux oreilles, dans la rue, dans les magasins... Alors oui parfois ne rien dire, ne rien entendre c'est quand même bien...

Juste au calme avec soi et soi... S'entendre respirer, s'entendre pleurer, s'entendre, crier, s'entendre vivre tout simplement...



par Lysyan
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